En Corée, un robot sous-marin made in local pour enterrer les câbles électriques sous-marins


Vous avez déjà vu un câble électrique géant posé au fond de l’océan ? Ces câbles HVDC (pour High Voltage Direct Current) sont les autoroutes de l’électricité moderne : ils transportent l’énergie des parcs éoliens offshore vers les villes, ou relient des continents entiers entre eux. Le problème ? Les poser et les protéger, c’est un cauchemar logistique.
Actuellement, pour enfouir ces câbles dans le sol marin (une opération cruciale pour les protéger des ancres de bateaux ou des courants violents), on utilise des robots sous-marins télécommandés (ROV). Mais voici le hic : 90 % de ces machines viennent de l’étranger, et leur utilisation nécessite souvent des experts étrangers. En Corée du Sud, où les eaux du sud-ouest sont réputées pour leurs courants ultra-rapides, leur turbidité élevée et leurs fonds peu profonds, ces robots étrangers peinent à s’adapter. Résultat ? Des retards, des surcoûts, et une dépendance technologique embarrassante.
C’est là qu’interviennent Taihan Cable & Solution et Panstar Robotics, deux entreprises coréennes qui viennent de signer un accord historique pour développer le premier ROV 100 % made in Korea spécialisé dans l’enfouissement de câbles sous-marins.
Imaginez un bulldozer sous-marin : c’est l’image qui vient à l’esprit quand on parle de ces ROV. Équipés de bras robotisés, de caméras haute définition et de systèmes de navigation ultra-précis, ils doivent :
Leur mission ? Rendre les câbles invisibles aux yeux des pêcheurs, des navires et des tempêtes.
Avec ce partenariat, Taihan Cable & Solution (spécialiste des câbles électriques) et Panstar Robotics (expert en robotique marine, issu du Korea Institute of Robot Convergence) veulent casser la dépendance aux technologies étrangères. Leur objectif : développer un ROV optimisé pour les conditions coréennes, puis le commercialiser à l’international.
1. Souveraineté technologique : La Corée du Sud ne veut plus dépendre de robots étrangers pour ses projets pharaoniques, comme le West Coast Energy Highway (un projet de 11 500 milliards de wons, soit 8,3 milliards de dollars, pour relier les parcs éoliens offshore au réseau électrique national).
2. Réduction des coûts : Moins de dépendance = moins de frais logistiques (transport des machines, formation des opérateurs étrangers).
3. Adaptation locale : Les ROV étrangers sont conçus pour des eaux profondes et claires. Ceux de Taihan et Panstar seront taille unique pour les eaux troubles et agitées de la Corée du Sud.
4. Nouveaux marchés : Une fois testés localement, ces robots pourraient être exportés vers d’autres pays aux conditions marines difficiles (Japon, Norvège, ou même la Méditerranée).
Les deux entreprises prévoient de :
Note de Hype-mètre : 4,5/5 (Un projet concret, avec un potentiel disruptif énorme, mais encore au stade du pilote).