Flourish One : un robot humanoïde à 3 555 dollars pour gérer les tâches ménagères


Imaginez un appareil qui, après une demi-heure d’apprentissage via une application mobile, range vos chaussures dans le placard, sort les poubelles à heure fixe ou prépare votre tenue du lendemain. C’est ce que propose Flourish One, un robot humanoïde conçu pour les foyers où le temps manque. Son prix ? 3 555 dollars, avec une première série de 50 unités numérotées, livrables à partir de décembre 2026.
Contrairement aux démonstrations spectaculaires de robots humanoïdes souvent limitées à des environnements contrôlés, Flourish mise sur une approche pragmatique : pas de jambes, mais des roues pour se déplacer, et un apprentissage personnalisé. L’idée n’est pas de remplacer l’humain, mais de lui rendre deux heures par jour — un seuil que la startup considère comme nécessaire pour que l’automatisation devienne attractive pour le grand public.
Le processus est conçu pour être accessible, même sans compétences techniques :
1. Construire la tâche : Dans l’application, l’utilisateur décrit les étapes d’une action (par exemple : aller à l’entrée, ramasser une chaussure, la ranger dans le placard). L’interface utilise un système de glisser-déposer, sans ligne de code.
2. Montrer comment faire : Pendant 30 minutes, l’utilisateur guide le robot à distance via son téléphone, en le faisant répéter la tâche depuis différents angles de la pièce. C’est la seule phase d’apprentissage nécessaire.
3. Lâcher prise : Une fois la tâche enregistrée, le robot l’exécute automatiquement, à l’heure indiquée ou sur commande vocale. Flourish promet des améliorations régulières grâce à des mises à jour logicielles : le taux de réussite des tâches enseignées est passé de 60 % il y a un an à 80 % aujourd’hui, avec un objectif de 99 %.
Flourish One se déplace verticalement pour atteindre des surfaces comme les tables ou les étagères, mais il reste limité par sa conception actuelle :
Le robot est livré avec un SDK pour les développeurs, permettant d’ajouter des fonctionnalités personnalisées ou d’intégrer des applications tierces. Flourish mise sur une amélioration continue : les premiers prototypes étaient si larges qu’ils ne passaient pas les portes standards, un problème corrigé après des tests en conditions réelles.
La startup justifie ce choix par une critique des approches actuelles du secteur :
Flourish préfère une solution immédiatement utile, même si elle sacrifie l’esthétique humanoïde parfaite. Le robot est conçu pour disparaître une fois sa tâche accomplie, plutôt que de devenir un compagnon permanent.
Flourish One s’inscrit dans un paysage concurrentiel où plusieurs acteurs visent l’automatisation domestique :
Pourtant, malgré l’engouement médiatique, les robots domestiques peinent à s’imposer massivement. Flourish mise sur un argument clé : le gain de temps concret. Deux heures par jour économisées, c’est l’équilibre que la startup a identifié comme nécessaire pour convaincre les consommateurs de franchir le pas.