Humanoid : la licorne européenne qui veut révolutionner l’industrie avec des robots humanoïdes


Imaginez un robot capable de marcher, manipuler des objets et comprendre des consignes complexes dans une usine ou un entrepôt, sans nécessiter de réaménagement coûteux. C’est exactement ce que propose Humanoid, une startup londonienne fondée en 2024, qui vient de lever 152 millions de dollars en Série A pour accélérer le déploiement de ses robots humanoïdes industriels.
Avec cette levée, Humanoid atteint une valorisation de 1,35 milliard de dollars, devenant ainsi la première licorne européenne 100 % dédiée à la robotique humanoïde. Une performance remarquable pour une entreprise âgée de seulement deux ans !
Contrairement aux robots industriels classiques (bras articulés, chariots autonomes), les humanoïdes de Humanoid sont conçus pour s’adapter à des environnements non modifiés, comme les usines ou les entrepôts existants. Voici ce qui les rend uniques :
Humanoid ne part pas de zéro :
Avec cette levée, Humanoid prouve que l’Europe peut rivaliser avec les États-Unis et la Chine dans la course aux robots humanoïdes. Son approche "humanoïde-first" (contrairement à des acteurs comme Tesla ou Figure qui misent aussi sur des robots non bipèdes) lui permet de se différencier.
Hype-mètre : 4,5/5 (Une avancée majeure, mais le défi industriel reste colossal).
| Critère | Humanoid |
|---|---|
| Levée de fonds | 152M$ (Série A) |
| Valorisation | 1,35 Md$ |
| Modèle | Humanoïde à roues (HMND 01) |
| Autonomie | 4h |
| Charge max | 15 kg |
| Partenaires clés | Schaeffler, Bosch, NVIDIA, SAP |
| Premiers déploiements | Fin 2026 (Allemagne) |
Prochaine étape : la livraison des premières machines bêta d’ici la fin de l’année 2026.
Imaginez un robot capable d’effectuer des tâches répétitives en usine : charger des pièces, nettoyer des machines ou préparer des kits d’assemblage. Maintenant, retirez-lui ses jambes. C’est exactement ce qu’a fait Walden Robotics, une startup américaine qui mise sur des humanoïdes à base roulante pour conquérir le marché industriel.
Pourquoi ce choix ? Parce que, comme l’explique Russ Tedrake, cofondateur et PDG de Walden :
Contrairement à d’autres acteurs du secteur qui misent sur des designs ultra-réalistes (comme Figure AI ou Tesla Optimus), Walden part d’un constat simple : le marché a besoin de solutions immédiates, pas de promesses futuristes.
Leur robot, déjà déployé dans une usine Toyota en Amérique du Nord, se concentre sur des tâches simples mais chronophages :
"Nous ne vendons pas un rêve, mais une solution opérationnelle", souligne Tedrake. Leur objectif ? Réduire la pénibilité pour les ouvriers tout en augmentant la productivité.
Walden s’appuie sur des Large Behavior Models (LBM), une technologie développée avec le Toyota Research Institute (TRI). Ces modèles permettent au robot d’apprendre de nouvelles tâches par l’expérience, en s’appuyant sur des compétences déjà maîtrisées.
Exemple concret :
Cette approche réduit les coûts de développement et accélère le déploiement.
Avec 300M$ levés en juillet 2026 (valorisation : 1,1Md$) et des partenaires comme Toyota, Nvidia ou Boeing, Walden a les moyens de ses ambitions. Leur défi ? Prouver que les humanoïdes peuvent être rentables aujourd’hui, pas dans 10 ans.
Note de Hype-mètre : 3,5/5 (Innovation pragmatique, mais marché encore en phase de maturation).
Imaginez un robot qui ressemble à un humain… mais qui roule sur des roues. C’est le pari audacieux de Humanoid avec son HMND 01 Alpha, un humanoïde semi-mobile testé en conditions réelles dans l’usine électronique de Siemens à Erlangen (Allemagne). Pendant deux semaines en janvier 2026, ce robot a enchaîné les tâches logistiques : saisir des bacs de composants, les transporter sur plusieurs mètres, puis les déposer sur des convoyeurs à destination des opérateurs humains.
Le résultat ? Une performance autonome de plus de 8 heures, avec un taux de réussite de 90 % sur les opérations de pick-and-place (prise et dépôt d’objets). Un score impressionnant, même s’il reste légèrement inférieur aux robots industriels classiques, mais qui prouve que les humanoïdes peuvent enfin quitter les laboratoires pour entrer en usine.
Contrairement aux robots industriels traditionnels (bras articulés fixes ou AGV), le HMND 01 Alpha combine :
Ce qui change la donne ? Son intégration dans un environnement humain : il travaille aux côtés d’opérateurs, de machines automatisées et de systèmes logistiques existants, sans perturber les flux de production.
Malgré ces résultats encourageants, le robot n’est pas encore parfait :
Ce test marque une étape clé vers l’usine 100 % autonome, où humains et robots collaborent en symbiose. Siemens et Humanoid visent désormais une intégration à plus grande échelle, avec des robots capables de gérer des tâches encore plus complexes.
Hype-mètre : 4,5/5 – Une avancée majeure, mais qui reste en phase de validation industrielle.
| Critère | HMND 01 Alpha (Humanoid) | Robot industriel classique |
|---|---|---|
| Autonomie | 8h+ | 24h/7j |
| Taux de réussite | 90 % | 99 %+ |
| Mobilité | Omnidirectionnelle | Fixe ou rails |
| Adaptabilité | Élevée | Faible |
| Coût | Élevé | Variable |
Sources : [press.siemens.com](https://press.siemens.com/global/en/pressrelease/siemens-and-humanoid-bring-physical-ai-factory-floor-deploying-humanoids-industrial), [heise.de](https://www.heise.de/en/news/Siemens-tests-autonomous-humanoid-AI-robot-in-Erlangen-plant-11265260.html), [journaldurobot.com](https://www.journaldurobot.com/actualites/siemens-test-robot-humanoide-hmnd-01-alpha-dans-usine-allemande/)
Imaginez une usine où les machines se parlent entre elles, où les robots soudent sans jamais se fatiguer, et où un logiciel orchestre tout comme un chef d’orchestre dirige ses musiciens. C’est exactement ce que trois anciens ingénieurs de SpaceX ont imaginé en créant 1872, une startup basée à Cincinnati (Ohio). Leur mission ? Automatiser la fabrication de structures en acier, un secteur industriel aussi crucial que… ennuyeux.
Pourquoi partir de SpaceX ? Parce que ces ingénieurs maîtrisent l’art de fabriquer des pièces complexes à la perfection. Dan Summers, leur CEO, a dirigé l’équipe qui a intégré les moteurs Raptor de Starship. « On a appris à gérer des processus ultra-précis sous pression. Pourquoi ne pas appliquer ça à l’acier ? », explique-t-il.
1872 a choisi de commencer par un produit aussi discret que vital : les skids en acier. Ces cadres rectangulaires servent de base mobile pour des bâtiments modulaires, des centres de données IA, ou même des petits réacteurs nucléaires. Rien de glamour, mais sans eux, rien ne tient debout.
Leur approche ? Remplacer le travail manuel par des robots et de l’IA, en commençant par la soudure. Grâce à des bras robotisés comme ceux de Path Robotics (une autre entreprise de l’Ohio), 1872 promet de réduire le coût de la soudure de 85% : de 0,78 $ par pouce (pour un soudeur humain) à 0,12 $ par pouce (pour un robot).
Mais le vrai génie de 1872, c’est son logiciel maison, baptisé Factory OS. Ce système ne se contente pas de piloter les machines : il apprend en temps réel. Chaque pièce fabriquée nourrit l’IA, qui affine ses algorithmes pour optimiser les étapes suivantes. « On ne vise pas 100% d’autonomie dès le départ », précise Summers. « 80% d’autonomie, c’est déjà révolutionnaire. Le reste, on verra. »
L’industrie de l’acier est un géant endormi : elle représente 350 milliards de dollars de production annuelle aux États-Unis, mais elle est lente, coûteuse et dépendante de la main-d’œuvre qualifiée. Problème : les États-Unis manqueront de 320 000 soudeurs d’ici 2030 (source : American Welding Society).
1872 propose une solution radicale : une usine où les robots font 80% du travail, et où les humains supervisent. Leur première usine, Factory One, a ouvert ses portes en juillet 2026. Objectif ? Démontrer que c’est possible avant de dupliquer le modèle ailleurs.
Avec 1872, on entre dans une nouvelle ère : celle où l’IA ne se contente plus de calculer, mais agit. Leur vision ?
« On ne vend pas juste des robots. On vend un nouveau modèle de fabrication », résume Summers. Et si ce modèle fonctionne, il pourrait bien s’étendre à d’autres secteurs : l’automobile, l’aérospatial, ou même… les fusées.
1872 incarne une tendance de fond : l’IA et la robotique ne sont plus réservées aux labos high-tech. Elles débarquent dans les usines, là où ça compte vraiment.
Le tout financé par un levée de fonds de 15 millions de dollars, l’une des plus grosses de l’histoire de l’Ohio.
Hype-mètre : 5/5 (Une révolution industrielle en marche, avec des résultats concrets dès 2027).