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2 Août 2026Niveau : Essentiel

Humanoid : la licorne européenne qui veut révolutionner l’industrie avec des robots humanoïdes

📑 Sommaire
💡 En 3 points clés
  • Mobilité avancée : Leur plateforme à roues (le modèle HMND 01) leur permet de se déplacer facilement dans des espaces conçus pour des humains, sans nécessiter de sols spécifiques ou de rails.
  • Charge utile : Ils peuvent transporter jusqu’à 15 kg et fonctionner 4 heures en autonomie.
  • Degrés de liberté : 29 articulations pour une précision de manipulation proche de celle d’un humain.

L’essentiel en 30 secondes

Imaginez un robot capable de marcher, manipuler des objets et comprendre des consignes complexes dans une usine ou un entrepôt, sans nécessiter de réaménagement coûteux. C’est exactement ce que propose Humanoid, une startup londonienne fondée en 2024, qui vient de lever 152 millions de dollars en Série A pour accélérer le déploiement de ses robots humanoïdes industriels.

Avec cette levée, Humanoid atteint une valorisation de 1,35 milliard de dollars, devenant ainsi la première licorne européenne 100 % dédiée à la robotique humanoïde. Une performance remarquable pour une entreprise âgée de seulement deux ans !

Pourquoi c’est une révolution ?

Contrairement aux robots industriels classiques (bras articulés, chariots autonomes), les humanoïdes de Humanoid sont conçus pour s’adapter à des environnements non modifiés, comme les usines ou les entrepôts existants. Voici ce qui les rend uniques :

  • Mobilité avancée : Leur plateforme à roues (le modèle HMND 01) leur permet de se déplacer facilement dans des espaces conçus pour des humains, sans nécessiter de sols spécifiques ou de rails.
  • Charge utile : Ils peuvent transporter jusqu’à 15 kg et fonctionner 4 heures en autonomie.
  • Degrés de liberté : 29 articulations pour une précision de manipulation proche de celle d’un humain.
  • IA intégrée : Leur "cerveau" logiciel, KinetIQ, leur permet de comprendre des consignes en langage naturel, d’analyser leur environnement et d’exécuter des tâches complexes (manipulation de boîtes, tests de production, etc.).
  • Un écosystème industriel déjà en place

    Humanoid ne part pas de zéro :

  • Partenariats stratégiques : Le géant allemand Schaeffler a signé un accord pour déployer entre 1 000 et 2 000 robots d’ici 2032, avec des premiers déploiements prévus dès fin 2026 en Allemagne.
  • Soutien des géants technologiques : Bosch, NVIDIA, SAP et Siemens collaborent avec Humanoid pour intégrer leurs solutions logicielles et matérielles.
  • Pré-commandes massives : La startup revendique 34 000 pré-commandes pour un total de 2,4 milliards de dollars, avant même la livraison du premier robot commercial.
  • Le pari européen

    Avec cette levée, Humanoid prouve que l’Europe peut rivaliser avec les États-Unis et la Chine dans la course aux robots humanoïdes. Son approche "humanoïde-first" (contrairement à des acteurs comme Tesla ou Figure qui misent aussi sur des robots non bipèdes) lui permet de se différencier.

    Hype-mètre : 4,5/5 (Une avancée majeure, mais le défi industriel reste colossal).

    En résumé

    CritèreHumanoid
    Levée de fonds152M$ (Série A)
    Valorisation1,35 Md$
    ModèleHumanoïde à roues (HMND 01)
    Autonomie4h
    Charge max15 kg
    Partenaires clésSchaeffler, Bosch, NVIDIA, SAP
    Premiers déploiementsFin 2026 (Allemagne)

    Prochaine étape : la livraison des premières machines bêta d’ici la fin de l’année 2026.

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  • Éléments complémentaires (IEEE Spectrum Robotics)

    Des robots humanoïdes… mais sans jambes ?

    Imaginez un robot capable d’effectuer des tâches répétitives en usine : charger des pièces, nettoyer des machines ou préparer des kits d’assemblage. Maintenant, retirez-lui ses jambes. C’est exactement ce qu’a fait Walden Robotics, une startup américaine qui mise sur des humanoïdes à base roulante pour conquérir le marché industriel.

    Pourquoi ce choix ? Parce que, comme l’explique Russ Tedrake, cofondateur et PDG de Walden :

  • Les jambes ne sont pas toujours nécessaires : 80% des tâches en usine peuvent être réalisées par des robots sur roues.
  • La sécurité prime : Un robot qui roule est plus stable et évite les risques de chute (un problème majeur pour les humanoïdes bipèdes).
  • L’autonomie énergétique : Une base large permet d’embarquer plus de batteries, évitant les recharges en cours de journée.
  • Une approche "real-world first"

    Contrairement à d’autres acteurs du secteur qui misent sur des designs ultra-réalistes (comme Figure AI ou Tesla Optimus), Walden part d’un constat simple : le marché a besoin de solutions immédiates, pas de promesses futuristes.

    Leur robot, déjà déployé dans une usine Toyota en Amérique du Nord, se concentre sur des tâches simples mais chronophages :

  • Manipulation de pièces lourdes ou encombrantes.
  • Nettoyage de machines après usage.
  • Préparation de kits pour l’assemblage.
  • "Nous ne vendons pas un rêve, mais une solution opérationnelle", souligne Tedrake. Leur objectif ? Réduire la pénibilité pour les ouvriers tout en augmentant la productivité.

    Une IA qui apprend sur le terrain

    Walden s’appuie sur des Large Behavior Models (LBM), une technologie développée avec le Toyota Research Institute (TRI). Ces modèles permettent au robot d’apprendre de nouvelles tâches par l’expérience, en s’appuyant sur des compétences déjà maîtrisées.

    Exemple concret :

  • Le robot sait déjà saisir une pièce cylindrique.
  • Grâce à l’IA, il peut adapter sa prise pour manipuler une pièce carrée sans reprogrammation complexe.
  • Cette approche réduit les coûts de développement et accélère le déploiement.

    Un pari gagnant ?

    Avec 300M$ levés en juillet 2026 (valorisation : 1,1Md$) et des partenaires comme Toyota, Nvidia ou Boeing, Walden a les moyens de ses ambitions. Leur défi ? Prouver que les humanoïdes peuvent être rentables aujourd’hui, pas dans 10 ans.

    Note de Hype-mètre : 3,5/5 (Innovation pragmatique, mais marché encore en phase de maturation).

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  • Éléments complémentaires (RoboActu)

    Un humanoïde en conditions réelles : la preuve par l'usine

    Imaginez un robot qui ressemble à un humain… mais qui roule sur des roues. C’est le pari audacieux de Humanoid avec son HMND 01 Alpha, un humanoïde semi-mobile testé en conditions réelles dans l’usine électronique de Siemens à Erlangen (Allemagne). Pendant deux semaines en janvier 2026, ce robot a enchaîné les tâches logistiques : saisir des bacs de composants, les transporter sur plusieurs mètres, puis les déposer sur des convoyeurs à destination des opérateurs humains.

    Le résultat ? Une performance autonome de plus de 8 heures, avec un taux de réussite de 90 % sur les opérations de pick-and-place (prise et dépôt d’objets). Un score impressionnant, même s’il reste légèrement inférieur aux robots industriels classiques, mais qui prouve que les humanoïdes peuvent enfin quitter les laboratoires pour entrer en usine.

    Pourquoi ce test est une révolution ?

    Contrairement aux robots industriels traditionnels (bras articulés fixes ou AGV), le HMND 01 Alpha combine :

  • Une mobilité omnidirectionnelle (il se déplace dans toutes les directions, comme un char d’assaut)
  • Des bras manipulateurs polyvalents (capables de saisir des objets de formes variées)
  • Une autonomie décisionnelle (il adapte ses mouvements en temps réel)
  • Ce qui change la donne ? Son intégration dans un environnement humain : il travaille aux côtés d’opérateurs, de machines automatisées et de systèmes logistiques existants, sans perturber les flux de production.

    Les limites à surmonter

    Malgré ces résultats encourageants, le robot n’est pas encore parfait :

  • Son rythme (60 bacs/heure) est inférieur à celui des robots industriels spécialisés (qui atteignent 100+ mouvements/heure).
  • Sa fiabilité (90 % de succès) laisse une marge d’erreur (environ 50 erreurs sur 480 mouvements en 8h).
  • Son coût reste élevé, même si l’utilisation de l’IA physique (NVIDIA Jetson Thor, Isaac Sim) a réduit les délais de développement.
  • Et demain ?

    Ce test marque une étape clé vers l’usine 100 % autonome, où humains et robots collaborent en symbiose. Siemens et Humanoid visent désormais une intégration à plus grande échelle, avec des robots capables de gérer des tâches encore plus complexes.

    Hype-mètre : 4,5/5 – Une avancée majeure, mais qui reste en phase de validation industrielle.

    En résumé

    CritèreHMND 01 Alpha (Humanoid)Robot industriel classique
    Autonomie8h+24h/7j
    Taux de réussite90 %99 %+
    MobilitéOmnidirectionnelleFixe ou rails
    AdaptabilitéÉlevéeFaible
    CoûtÉlevéVariable

    Sources : [press.siemens.com](https://press.siemens.com/global/en/pressrelease/siemens-and-humanoid-bring-physical-ai-factory-floor-deploying-humanoids-industrial), [heise.de](https://www.heise.de/en/news/Siemens-tests-autonomous-humanoid-AI-robot-in-Erlangen-plant-11265260.html), [journaldurobot.com](https://www.journaldurobot.com/actualites/siemens-test-robot-humanoide-hmnd-01-alpha-dans-usine-allemande/)

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  • Éléments complémentaires (RoboActu)

    Une usine à robots, née d’une équipe de fusées

    Imaginez une usine où les machines se parlent entre elles, où les robots soudent sans jamais se fatiguer, et où un logiciel orchestre tout comme un chef d’orchestre dirige ses musiciens. C’est exactement ce que trois anciens ingénieurs de SpaceX ont imaginé en créant 1872, une startup basée à Cincinnati (Ohio). Leur mission ? Automatiser la fabrication de structures en acier, un secteur industriel aussi crucial que… ennuyeux.

    Pourquoi partir de SpaceX ? Parce que ces ingénieurs maîtrisent l’art de fabriquer des pièces complexes à la perfection. Dan Summers, leur CEO, a dirigé l’équipe qui a intégré les moteurs Raptor de Starship. « On a appris à gérer des processus ultra-précis sous pression. Pourquoi ne pas appliquer ça à l’acier ? », explique-t-il.

    Des skids en acier : le premier terrain de jeu

    1872 a choisi de commencer par un produit aussi discret que vital : les skids en acier. Ces cadres rectangulaires servent de base mobile pour des bâtiments modulaires, des centres de données IA, ou même des petits réacteurs nucléaires. Rien de glamour, mais sans eux, rien ne tient debout.

    Leur approche ? Remplacer le travail manuel par des robots et de l’IA, en commençant par la soudure. Grâce à des bras robotisés comme ceux de Path Robotics (une autre entreprise de l’Ohio), 1872 promet de réduire le coût de la soudure de 85% : de 0,78 $ par pouce (pour un soudeur humain) à 0,12 $ par pouce (pour un robot).

    Mais le vrai génie de 1872, c’est son logiciel maison, baptisé Factory OS. Ce système ne se contente pas de piloter les machines : il apprend en temps réel. Chaque pièce fabriquée nourrit l’IA, qui affine ses algorithmes pour optimiser les étapes suivantes. « On ne vise pas 100% d’autonomie dès le départ », précise Summers. « 80% d’autonomie, c’est déjà révolutionnaire. Le reste, on verra. »

    Pourquoi c’est un big deal ?

    L’industrie de l’acier est un géant endormi : elle représente 350 milliards de dollars de production annuelle aux États-Unis, mais elle est lente, coûteuse et dépendante de la main-d’œuvre qualifiée. Problème : les États-Unis manqueront de 320 000 soudeurs d’ici 2030 (source : American Welding Society).

    1872 propose une solution radicale : une usine où les robots font 80% du travail, et où les humains supervisent. Leur première usine, Factory One, a ouvert ses portes en juillet 2026. Objectif ? Démontrer que c’est possible avant de dupliquer le modèle ailleurs.

    Le futur de la fabrication : plus rapide, plus sûr, plus intelligent

    Avec 1872, on entre dans une nouvelle ère : celle où l’IA ne se contente plus de calculer, mais agit. Leur vision ?

  • Des délais divisés par 10 : de mois à semaines pour produire des structures en acier.
  • Des coûts réduits grâce à l’automatisation.
  • Une industrie plus résiliente, moins dépendante des pénuries de main-d’œuvre.
  • « On ne vend pas juste des robots. On vend un nouveau modèle de fabrication », résume Summers. Et si ce modèle fonctionne, il pourrait bien s’étendre à d’autres secteurs : l’automobile, l’aérospatial, ou même… les fusées.

    En résumé : l’usine du futur est déjà là

    1872 incarne une tendance de fond : l’IA et la robotique ne sont plus réservées aux labos high-tech. Elles débarquent dans les usines, là où ça compte vraiment.

  • Une équipe de fusées qui se reconvertit dans l’acier.
  • Des robots qui soudent mieux que les humains (et moins cher).
  • Un logiciel qui apprend en fabriquant.
  • Le tout financé par un levée de fonds de 15 millions de dollars, l’une des plus grosses de l’histoire de l’Ohio.

    Hype-mètre : 5/5 (Une révolution industrielle en marche, avec des résultats concrets dès 2027).

    Pour aller plus loin

  • Ars Technica : L’article original sur l’usine robotisée de 1872.
  • Business Wire : Le communiqué officiel de 1872.
  • Local 12 : Reportage sur l’inauguration de Factory One.