📑 Sommaire
- Un robot humanoïde statique (version M-Series de Realbotix) capable de gestes et d’expressions faciales, mais sans accès à Internet pour éviter toute fuite de données.
- Optio, un assistant éducatif numérique, conçu pour compléter l’enseignement en classe et à la maison, avec un focus sur les langues et les devoirs.
- Les objections des parents et enseignants se sont cristallisées autour de plusieurs points :
Une salle de classe transformée en champ de bataille technologique
Imaginez une salle de classe où un robot de 1,57 mètre, avec une peau en silicone réaliste et des cheveux longs, prend place aux côtés des élèves. Ce n’est pas une scène de science-fiction, mais bien le projet pilote Sally, développé par Realbotix, qui devait être déployé à l’automne 2026 dans un lycée de Salamanca (New York). Objectif affiché : assister les professeurs en tant qu’assistant pédagogique, notamment pour les cours d’intelligence artificielle et de robotique.
Pourtant, ce projet à 57 000 dollars a été suspendu en juillet 2026, après une levée de boucliers sans précédent. Entre craintes pour la vie privée des élèves, liens troubles avec une entreprise de robots sexuels, et questions éthiques sur le remplacement partiel des enseignants, le débat a dépassé les murs de l’école pour atteindre les bancs de l’État.
Pourquoi ce robot a fait scandale ?
Le projet Sally s’appuyait sur deux piliers technologiques :
Les objections des parents et enseignants se sont cristallisées autour de plusieurs points :
1. La vie privée des élèves : Malgré les garanties de Realbotix (stockage local des données, chiffrement, absence de collecte de données personnelles), les parents ont craint que le robot ne devienne une porte dérobée pour surveiller les élèves. La Commission de l’Éducation de l’État de New York a exigé des accords renforcés avant tout redémarrage du projet.
2. Le lien avec RealDoll : Realbotix est une filiale de Abyss Creations, le fabricant des robots sexuels RealDoll. Bien que les deux entreprises insistent sur leur indépendance opérationnelle, cette association a nourri des critiques sur l’éthique douteuse du projet. La présidente du syndicat des enseignants de New York, Melinda Person, a résumé l’opinion générale : « Un robot conçu par une entreprise liée à des poupées sexuelles n’a pas sa place dans nos écoles. »
3. La déshumanisation de l’enseignement : Les détracteurs du projet, dont des sénateurs et des psychologues, ont souligné que l’éducation est un processus humain, basé sur l’empathie et les interactions sociales. Un robot, même doté d’IA, ne pourrait jamais remplacer l’intuition pédagogique d’un enseignant.
Un projet pilote qui a dépassé les attentes… en mal
À l’origine, le district scolaire de Salamanca voyait dans Sally un outil pour :
Mais le projet a rapidement déraillé :
Et maintenant ?
Le projet est gelé jusqu’à ce que :
Pour Realbotix, l’enjeu est double :
Note de Hype-mètre : 2/5 (Un projet pilote controversé, suspendu par des questions éthiques et réglementaires. La robotique humanoïde en milieu scolaire reste un sujet hautement inflammable.)