Phantom 2 : le robot humanoïde made in USA qui veut révolutionner la guerre (et les entrepôts)


Imaginez un robot de 1,80 mètre, pesant 120 kg, capable de soulever 80 kg comme si c’était une plume. Son nom ? Phantom 2, la dernière création de Foundation Future Industries (FFI), une startup californienne fondée en 2024. Ce humanoïde n’est pas conçu pour servir des cocktails, mais pour charger des caisses dans un entrepôt… ou ramasser des cadavres sur un champ de bataille.
FFI est la première entreprise occidentale à revendiquer ouvertement la construction de robots humanoïdes spécifiquement pour un usage militaire. Son PDG, Manu Pathak, un ancien de Tesla et de SpaceX, résume l’ambition de son entreprise en une phrase : « Nous voulons construire les meilleurs robots pour l’armée américaine — meilleurs que ceux de la Chine. »
Le Phantom 2 n’est pas un produit sorti de nulle part. En 2025, deux prototypes de sa première version, le Phantom MK-1, ont été déployés en Ukraine pour des tests pilotes. Objectif ? Évaluer leur capacité à opérer dans des environnements hostiles : évacuation de blessés, logistique en zone minée, ou même reconnaissance de bâtiments avant une opération militaire.
Les résultats ont convaincu le Pentagone, qui a signé avec FFI un contrat de 24 millions de dollars pour tester le Phantom dans des scénarios d’inspection, logistique et manipulation d’armes (sans pour autant l’armer directement… pour l’instant).
Le modèle économique de FFI repose sur une stratégie double :
Mais c’est cette dualité qui inquiète. Les experts en droits humains, comme Verity Coyle (Human Rights Watch), soulignent les risques :
> « Les robots autonomes pourraient commettre des erreurs de ciblage ou permettre aux États d’éviter toute responsabilité en cas de bavure. Une guerre où les robots remplacent les soldats, c’est une guerre où les civils paient le prix fort. »
FFI ne cache pas ses liens avec l’entourage de Donald Trump :
Ces connexions alimentent les critiques. La sénatrice Elizabeth Warren a dénoncé des « contrats militaires passés en catimini », évoquant un « conflit d’intérêts flagrant ».
D’un point de vue technique, le Phantom 2 repose sur :
Pour l’instant, le robot n’est pas armé, mais son architecture logicielle permet une intégration future de modules d’armement. FFI insiste sur le fait que ses priorités restent la logistique et la reconnaissance.
FFI n’est pas seule sur ce créneau. La Chine et la Russie développent aussi des humanoïdes militaires, mais FFI mise sur un avantage : son ancrage politique aux États-Unis. Le Pentagone a déjà alloué 24 millions de dollars à des tests supplémentaires, et des discussions sont en cours pour un déploiement à plus grande échelle.
Hype-mètre : 3,5/5
Sources : [roboactu.fr](https://www.roboactu.fr/foundation-phantom-le-robot-humanoide-militaire-americain-qui-divise-lindustrie-et-les-experts-en-droits-humains/), [euronews.com](https://fr.euronews.com/next/2026/07/16/les-robots-humanoides-bientot-a-la-guerre-affirme-une-societe-qui-les-teste-en-ukraine), [cnbc.com](https://www.cnbc.com/2026/05/30/humanoid-robots-ukraine-war-foundation-military-ai.html), [the-independent.com](https://www.the-independent.com/tech/foundation-startup-military-robots-trump-b3024226.html)