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5 Octobre 2026Niveau : Essentiel

RP1 : le premier humanoïde bipède open source à haute performance dévoilé à IROS 2026

📑 Sommaire
💡 En 3 points clés
  • Sa robustesse mécanique : Grâce à ses actionneurs Romomo développés en interne, RP1 peut générer un couple maximal de 160 newton-mètres par articulation. Pour donner une idée, c’est l’équivalent de la force nécessaire pour soulever un poids de 16 kg à un mètre de distance en une seconde.
  • Son intelligence embarquée : Le robot ne se contente pas de suivre des mouvements préenregistrés. Il utilise UFO, un framework d’apprentissage par renforcement non supervisé, pour découvrir et enchaîner des compétences motrices (comme se relever après une chute) sans avoir besoin de données d’entraînement spécifiques.
  • Un système de contrôle en temps réel pour gérer les mouvements.

Un robot conçu pour être ouvert, pas seulement montré

Imaginez un humanoïde capable de se relever après un coup de pied, de marcher en équilibre sur un sol irrégulier, ou même de saisir un objet sans avoir été programmé pour cette tâche précise. C’est ce que promet RP1, le premier robot humanoïde bipède full-stack open source à haute performance, présenté par la startup RoboParty lors du salon IROS 2026 à Pittsburgh.

Contrairement aux humanoïdes propriétaires, souvent réservés à quelques laboratoires bien financés, RP1 est conçu pour être modifié, amélioré et partagé par n’importe quel développeur. Son objectif ? Devenir une plateforme de référence pour la recherche en robotique et en intelligence artificielle incarnée.

Une démonstration qui parle d’elle-même : "Kick Me"

Pour prouver ses capacités, RoboParty a installé un stand interactif baptisé "Kick Me". Les visiteurs pouvaient pousser ou donner des coups de pied au robot, et RP1 réagissait en temps réel : il ajustait sa posture, retrouvait son équilibre, et reprenait sa marche comme si de rien n’était. Une performance qui illustre deux choses :

  • Sa robustesse mécanique : Grâce à ses actionneurs Romomo développés en interne, RP1 peut générer un couple maximal de 160 newton-mètres par articulation. Pour donner une idée, c’est l’équivalent de la force nécessaire pour soulever un poids de 16 kg à un mètre de distance en une seconde.
  • Son intelligence embarquée : Le robot ne se contente pas de suivre des mouvements préenregistrés. Il utilise UFO, un framework d’apprentissage par renforcement non supervisé, pour découvrir et enchaîner des compétences motrices (comme se relever après une chute) sans avoir besoin de données d’entraînement spécifiques.
  • Plus qu’un robot : une plateforme logicielle et matérielle

    RP1 n’est pas qu’un assemblage de pièces mécaniques. Il s’appuie sur PartyOS, une fondation open source qui intègre :

  • Un système de contrôle en temps réel pour gérer les mouvements.
  • Des outils de simulation pour tester des scénarios avant de les déployer sur le robot physique.
  • Un SDK pour permettre aux développeurs d’écrire leurs propres algorithmes de locomotion ou de manipulation.
  • Une architecture modulaire qui facilite l’ajout de nouveaux capteurs ou actionneurs.
  • RoboParty a également annoncé que les détails complets de l’architecture open source (plans, firmware, simulateur, etc.) seront publiés progressivement à partir d’octobre 2026. Une première version du code est déjà disponible sur GitHub via le projet RPO (ROBOTO ORIGIN), lancé en janvier 2026 et déjà suivi par plus de 2 500 développeurs dans le monde.

    Pourquoi c’est important ?

    Les humanoïdes actuels sont souvent des systèmes fermés, où le matériel et le logiciel sont verrouillés. RP1 inverse la logique :

  • Pour les chercheurs, c’est un outil pour tester des algorithmes de contrôle ou d’IA sans dépendre d’un équipementier.
  • Pour les startups, c’est une base pour prototyper des applications (logistique, assistance, éducation).
  • Pour la communauté open source, c’est une opportunité de contribuer à un projet concret, avec des retombées visibles.
  • Comme le résume Yi Huang, fondateur de RoboParty : « Les robots humanoïdes ne devraient pas être des systèmes fermés réservés à une poignée d’équipes. Nous voulons que RP1 devienne une fondation ouverte, que chacun puisse utiliser, modifier et améliorer. »

    Et après ?

    RoboParty prévoit de publier des versions logicielles et matérielles complètes d’ici la fin 2026, suivies d’un programme de production en série au quatrième trimestre. Reste à voir si la communauté parviendra à reproduire le robot, ou à le dépasser. Une chose est sûre : avec RP1, la robotique humanoïde entre dans une nouvelle ère, où l’innovation ne dépend plus seulement des budgets, mais aussi des idées.