📑 Sommaire
- → Un robot à 6 milliards de dollars
- → NEO, un produit déjà disruptif — et controversé
- → Pourquoi SoftBank mise sur 1X — et pas sur Figure ou Tesla
- → Le risque industriel : SoftBank peut-il industrialiser NEO ?
- → Et OpenAI dans tout ça ?
- → Conclusion : un pari à haut risque, mais potentiellement historique
- Prix : 20 000 dollars à l’achat ou 499 dollars par mois en abonnement.
- Autonomie : 4 heures en usage continu, avec une recharge rapide.
- Capacités : marche à 12 km/h, port de charges jusqu’à 70 kg, et mains à 25 degrés de liberté pour une dextérité quasi humaine.
Un robot à 6 milliards de dollars
SoftBank discuterait d’une prise de contrôle de 1X Technologies, la startup norvégienne basée en Californie qui développe le robot humanoïde NEO. Selon The Information puis Reuters, l’opération valoriserait 1X à environ 6 milliards de dollars, un montant qui en ferait la plus grosse acquisition jamais envisagée dans le secteur des humanoïdes. À titre de comparaison, Figure AI, autre acteur clé du domaine, a levé 675 millions de dollars en 2024 — et n’a pas encore atteint ce niveau de valorisation.
Pour l’instant, rien n’est signé. Les discussions restent en cours, mais si SoftBank parvient à ses fins, l’entreprise japonaise deviendrait le premier géant de la tech à miser aussi gros sur un humanoïde grand public. Un choix qui tranche avec sa stratégie historique, centrée sur les télécoms et les puces électroniques.
NEO, un produit déjà disruptif — et controversé
Le robot NEO, annoncé pour 2026 aux États-Unis, se distingue par plusieurs caractéristiques techniques et commerciales :
Pourtant, NEO n’a pas encore convaincu tout le monde. Certains observateurs doutent de sa fiabilité à long terme, et les vidéos de démonstration, bien que spectaculaires, laissent planer des questions sur son authenticité. 1X a beau affirmer que NEO est un prototype fonctionnel, les doutes persistent — comme ce fut le cas pour Tesla Optimus avant lui.
Pourquoi SoftBank mise sur 1X — et pas sur Figure ou Tesla
SoftBank a déjà investi massivement dans la robotique humanoïde, mais toujours en tant qu’investisseur passif. En 2023, sa filiale OpenAI Startup Fund a participé à la levée de 23,5 millions de dollars de 1X. En 2024, l’entreprise a aussi injecté des fonds dans Figure AI, aux côtés de Microsoft et Nvidia. Mais cette fois, SoftBank ne se contente plus d’être un simple actionnaire.
Plusieurs raisons expliquent ce revirement :
Le risque industriel : SoftBank peut-il industrialiser NEO ?
L’enjeu n’est pas seulement financier. SoftBank devra prouver qu’il peut passer d’une startup agile à un géant capable de produire des robots en série. 1X a déjà prouvé sa capacité à innover, mais industrialiser un humanoïde à 20 000 dollars reste un défi colossal.
Et OpenAI dans tout ça ?
SoftBank n’est pas le seul à s’intéresser à 1X. OpenAI, via son fonds d’investissement OpenAI Startup Fund, est déjà actionnaire de l’entreprise. Si SoftBank prend le contrôle de 1X, OpenAI se retrouverait en position de partenaire — ou de concurrent indirect. OpenAI a d’ailleurs recruté Caitlin Kalinowski, ex-cadre chez Meta, pour piloter ses partenariats en robotique. Une stratégie qui suggère que l’entreprise ne compte pas se contenter du rôle d’investisseur passif.
Conclusion : un pari à haut risque, mais potentiellement historique
Si l’acquisition de 1X par SoftBank aboutit, ce serait un tournant pour la robotique humanoïde. SoftBank deviendrait le premier géant de la tech à miser aussi gros sur un produit grand public — et à assumer les risques industriels qui vont avec.
Mais le pari est risqué. Les humanoïdes domestiques restent un marché émergent, et NEO doit encore prouver qu’il peut tenir ses promesses. Si SoftBank réussit, il pourrait dominer un secteur en devenir. Si l’opération échoue, ce serait un nouveau rappel que la robotique grand public est encore loin d’être une science exacte.
Note de Hype-mètre : 3/5 (Un pari audacieux, mais les incertitudes techniques et commerciales restent nombreuses).