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29 Août 2026Niveau : Essentiel

UBTECH vend 921 humanoïdes de grande taille en six mois : la Chine accélère sur les robots humanoïdes

📑 Sommaire
💡 En 3 points clés
  • L’industrialisation : Les robots humanoïdes ne sont plus des prototypes de laboratoire, mais des produits prêts à être déployés dans des usines, des hôpitaux ou même des foyers. UBTECH, par exemple, mise sur des modèles comme l’U1, un robot compagnon premium qui a enregistré plus de 10 000 commandes dès son lancement en 2026, malgré des prix dépassant les 15 000 euros pour la version d’entrée de gamme.
  • La demande en main-d’œuvre : La Chine, confrontée à un vieillissement de sa population et à une pénurie de travailleurs dans certains secteurs, voit dans les humanoïdes une solution pour combler les besoins en main-d’œuvre. Les robots peuvent assister dans des tâches répétitives, comme l’assemblage de pièces ou la logistique.
  • Les investissements massifs : UBTECH a triplé ses effectifs en R&D en un an, passant de 817 à 1 103 chercheurs en 2026. L’entreprise a également accordé des stock-options à 583 de ses ingénieurs pour les motiver, signe d’une course effrénée à l’innovation.

Une croissance folle, mais encore confidentielle

Imaginez : en 2025, UBTECH, l’un des géants chinois de la robotique, n’avait vendu que 45 robots humanoïdes de grande taille sur toute l’année. En 2026, en seulement six mois, l’entreprise en a écoulé 921 unités — soit 20 fois plus. Un bond spectaculaire, qui se traduit par un chiffre d’affaires de 590,3 millions de yuans (environ 70 millions d’euros) pour cette seule gamme.

Pourtant, ces chiffres restent minuscules comparés à d’autres industries. À titre de comparaison, Tesla vend plus de 20 000 voitures par jour. Mais pour les humanoïdes, c’est un tournant : la Chine, et UBTECH en tête, dominent désormais 97 % des livraisons mondiales de robots humanoïdes au premier semestre 2026, selon RoboActu.

Pourquoi cette explosion ?

Plusieurs facteurs expliquent cette accélération fulgurante :

  • L’industrialisation : Les robots humanoïdes ne sont plus des prototypes de laboratoire, mais des produits prêts à être déployés dans des usines, des hôpitaux ou même des foyers. UBTECH, par exemple, mise sur des modèles comme l’U1, un robot compagnon premium qui a enregistré plus de 10 000 commandes dès son lancement en 2026, malgré des prix dépassant les 15 000 euros pour la version d’entrée de gamme.
  • La demande en main-d’œuvre : La Chine, confrontée à un vieillissement de sa population et à une pénurie de travailleurs dans certains secteurs, voit dans les humanoïdes une solution pour combler les besoins en main-d’œuvre. Les robots peuvent assister dans des tâches répétitives, comme l’assemblage de pièces ou la logistique.
  • Les investissements massifs : UBTECH a triplé ses effectifs en R&D en un an, passant de 817 à 1 103 chercheurs en 2026. L’entreprise a également accordé des stock-options à 583 de ses ingénieurs pour les motiver, signe d’une course effrénée à l’innovation.
  • Un marché encore en construction

    Malgré ces chiffres impressionnants, le marché des humanoïdes reste niche et coûteux. Les robots de grande taille, comme ceux vendus par UBTECH, coûtent plusieurs dizaines de milliers d’euros. Leur adoption massive dépendra de deux choses :

    1. La baisse des coûts : Les fabricants doivent réduire les prix pour toucher un public plus large. Par exemple, les versions "Lite" de l’U1 commencent à 15 300 euros, mais les modèles haut de gamme dépassent les 100 000 euros.

    2. La démonstration de leur utilité : Les humanoïdes doivent prouver qu’ils peuvent remplacer ou assister efficacement des humains dans des tâches concrètes. Pour l’instant, beaucoup de déploiements restent des pilotes ou des projets expérimentaux.

    La Chine, leader incontesté (pour l’instant)

    Avec 97 % des livraisons mondiales au premier semestre 2026, la Chine a pris une avance considérable. Mais cette domination ne garantit pas une victoire définitive. D’autres pays, comme les États-Unis ou l’Europe, pourraient rattraper leur retard si les investissements s’intensifient. Pour l’instant, UBTECH et ses concurrents chinois mènent la danse, mais la partie est loin d’être terminée.

    Note de Hype-mètre : 3,5/5 (Croissance réelle, mais marché encore en phase de test. Les volumes restent faibles, et les applications concrètes à grande échelle se font attendre.)