📑 Sommaire
- Un humanoïde compact : 1,29 m à 1,59 m, base mobile de 48 cm de large, conçu pour les espaces intérieurs japonais.
- Des bras polyvalents : sept degrés de liberté, 5 kg de charge utile, capteurs pour une manipulation précise.
- Un prix accessible : 5 millions de yens (30 000 euros), soit la moitié du prix moyen du marché.
Un humanoïde compact, pensé pour les couloirs japonais
Imaginez un robot qui mesure 1,29 mètre de haut, mais dont les bras peuvent s’allonger jusqu’à 1,59 mètre pour attraper un objet en hauteur. C’est le format du D1, le nouvel humanoïde de ZEALS, une entreprise japonaise qui a choisi une approche originale : pas de jambes, mais une base mobile sur roues. Cette solution limite les risques de chute et permet de se concentrer sur l’interaction avec les humains, la navigation en intérieur et la manipulation d’objets.
Son gabarit est étudié pour les espaces japonais : la base fait 48 cm de large, une taille qui lui permet de passer dans les couloirs, les portes et les ascenseurs standards du pays. Une contrainte technique qui répond à un besoin concret, car les robots humanoïdes étrangers sont souvent trop larges pour ces environnements.
Des bras polyvalents, mais une autonomie limitée
Le D1 est équipé de deux bras à sept degrés de liberté, capables de soulever jusqu’à 5 kg chacun. Une capacité suffisante pour transporter des plateaux, des documents ou des petits colis, mais pas pour manipuler des charges lourdes. Ses capteurs — deux LiDAR, des caméras de profondeur, des capteurs ultrasoniques et des caméras aux poignets — lui permettent de repérer un objet, de calculer sa trajectoire et de l’attraper sans écraser ce qui l’entoure.
Côté énergie, le robot embarque une batterie lui offrant jusqu’à huit heures d’autonomie. Assez pour tenir une journée de travail en milieu hospitalier ou hôtelier, mais pas pour des usages en continu sans recharge. Une autonomie qui reste un compromis entre poids, taille et puissance embarquée.
Un prix accessible, mais un marché encore expérimental
ZEALS a fixé le prix du D1 à 5 millions de yens (environ 30 000 euros), soit la moitié du prix moyen d’un humanoïde du marché. Un tarif qui vise à faciliter l’adoption, mais qui ne couvre pas encore les coûts réels de production à grande échelle. L’entreprise a déjà reçu des commandes pour livrer 100 unités d’ici mars 2027, avec un objectif de 10 000 heures de fonctionnement cumulées d’ici là.
Ces chiffres ne sont pas anodins : ZEALS ne compte pas seulement vendre des robots, mais prouver leur utilité sur le terrain. Le premier site pilote est un hôpital de Nagoya, où le D1 a déjà été testé pour guider des visiteurs et nettoyer des tables dans un réfectoire. D’autres essais sont prévus dans des établissements de soins et des hôtels, avec des partenaires comme CUC, Sakurajuji Group ou Mitsui Sumitomo Insurance pour couvrir les aspects assurantiels et logistiques.
Une approche pragmatique, loin des promesses spectaculaires
Contrairement à certains humanoïdes qui misent sur la bipédie ou des designs futuristes, le D1 mise sur la fiabilité et l’adaptabilité. Sa base mobile évite les chutes, ses bras sont conçus pour des tâches répétitives, et son prix vise des marchés où la robotique est encore rare : les hôpitaux, les hôtels et les entrepôts japonais.
Pourtant, le chemin est encore long. ZEALS reconnaît que certaines capacités de manipulation doivent encore être éprouvées en conditions réelles, notamment en termes de vitesse, de sécurité et d’acceptation par les équipes. Le robot n’est pas un outil médical — il ne soigne pas, mais assiste. Son rôle ? Réduire la charge des employés en prenant en charge des tâches simples, comme l’accueil ou le transport de petits objets.
Ce qu’il faut retenir
Sources : [roboactu.fr](https://www.roboactu.fr/robodex/d1-zeals/), [watch.impress.co.jp](https://www.watch.impress.co.jp/docs/news/2130881.html), [zeals.ai](https://zeals.ai/news/d1-launch-2026)